L’égalité dans l’accès aux soins est une donnée fondamentale de la conception socialiste de la politique de santé publique et de l’aménagement du territoire. Parce qu’il est impensable que les territoires périphériques à la capitale cumulent toutes les formes de précarités, le Groupe socialiste s’engage pour le maintien de pôles de recherche médicale et de soins sur l’ensemble du territoire francilien.
Lors de la Séance plénière du 10 février 2011, le Groupe socialiste a alerté l’Assemblée régionale sur les menaces que fait peser l’Agence régionale de Santé (ARS) sur le système hospitalo-universitaire francilien, en mettant en lumière l’actualité de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil.
Accès aux soins et recherches universitaires menacés
Depuis l’adoption de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) et la mise en place des Agences régionales de Santé (ARS), le groupe socialiste est particulièrement attentif aux évolutions qui touchent le service public hospitalo-universitaire francilien.
Cette vigilance s’est accrue ces derniers mois à l’annonce de la fermeture du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Cette fermeture envisagée par l’ARS priverait un bassin d’1,5 millions d’habitants de chirurgie cardiaque et fragiliserait dans le même temps les laboratoires de recherche de l’Université Paris-Est Créteil.
Cette annonce n’est pas un cas isolé puisque des fermetures de services concernent également les hôpitaux d’Argenteuil, Chambourcy, Mantes ou Melun.
Dans ce contexte, le Groupe socialiste s’interroge quant à la feuille de route de l’ARS.
A-t-elle déjà arrêté son objectif final ? Si oui, à quoi servent les conférences de territoire, ces instances départementales de concertation lancée en 2010 par l’ARS, si la casse de l’hôpital public est déjà en marche ?
La remise en question du maillage territorial des hôpitaux franciliens soulève la question de l’égalité dans l’accès aux soins et remet en cause la collaboration qui s’y opère avec la recherche universitaire.
La mobilisation des élus socialistes du Conseil régional
Les élus socialistes au Conseil régional d’Île-de-France refusent en bloc la logique de spécialisation des territoires qui se traduira, en ce domaine, par la concentration des services à haute valeur ajoutée sur quelques sites hospitaliers, au détriment des services de pointe des territoires périphériques où ne resteront qu’une médecine générale et des urgences de base.
Interrogé sur cette question en séance par Marc Mancel, Conseiller régional et Président de la commission Santé / Actions sociales, Jean-Paul Huchon a annoncé avoir relayé par courrier au Premier Ministre et à Claude Evin, Président de l’ARS, les positions des représentants hospitalo-universitaires, représentants syndicaux et élus locaux franciliens face à ce projet.
Le Président de la Région Île-de-France a également annoncé la tenue d’avril à juin 2011, dans tous les départements franciliens, des conférences régionales de la santé qui rassembleront les professionnels du secteur, les usagers et les élus afin de contribuer à définir une politique régionale de santé publique qui améliore le fonctionnement et l’efficacité du système de santé.
Jean-Paul Huchon a aussi annoncé qu’il réunirait prochainement dans l’hémicycle du Conseil régional tous les élus franciliens souhaitant manifester leur opposition aux décisions de fermeture des services hospitaliers.


