Le
samedi 28 mars dernier, un colloque très intéressant s'est tenu à
Malakoff, sur le thème du Sport au service de la santé.
Ce
colloque était organisé par Madame le Maire de Malakoff, Antonio
Oliveira, maire-adjoint socialiste à la santé, et par Patrick Baqué
et Gérard Perreau-Bezouille, coprésidents de la Fédération
Française des Clubs Omnisports.
Le
mouvement est indispensable à la santé. Le principe s’impose et
se décline sous forme de prescriptions « Pratiquez les
activités physiques et sportives (APS) pour préserver, retrouver ou
améliorer votre santé ».
L’objectif
étant de mieux prévenir, mieux traiter les maladies dans des
domaines aussi divers que la neurologie, la cancérologie, la
gynécologie, le diabète ou l’obésité.
Lors
de cette conférence des spécialistes se sont adressé aux
professionnels de la santé, aux dirigeants sportifs, aux
représentants des institutions et des communautés territoriales
pour présenter certains aspects des effets bénéfiques de la
pratique des APS.
Quelques
extraits du discours d'inauguration par Antonio Oliveira :
« La
France compte 15 millions de licenciés. Deux millions de bénévoles
mettent, dans les clubs, leur générosité et leur enthousiasme au
service du sport et notamment de la pratique des plus jeunes. Le
mouvement sportif compte dans la vie démocratique de notre pays. Il
est aussi une source de rayonnement à l'étranger. Mais l'importance
du sport aujourd'hui se mesure aussi à sa place grandissante dans
notre imaginaire collectif. Les grands évènements sportifs rentrent
dans la vie quotidienne de nos concitoyens, ils sont sources
d'émotions collectives ».
« Un
sport facteur de santé, c'est un sport exercé dans un club, c'est
un sport qui résiste à la sur-compétition liée à des enjeux
financiers. Un sport facteur d'équilibre, c'est le combat contre le
dopage. Quand on dit dopage, on pense : Tour de France,
athlétisme et de façon générale, sportifs de haut niveau.
Pourtant le dopage touche également les amateurs. Si les accros de
la gonflette sont souvent montrés du doigt, ils ne sont pas les
seuls consommateurs de créatine et autres stéroïdes. Selon une
enquête de la commission européenne, publiée en mai 2002, et
réalisée en Belgique, en Allemagne, en Italie et au Portugal, 6 %
des amateurs de clubs de fitness reconnaissent utiliser régulièrement
des produits pour améliorer leurs performances. Un soutien des
jeunes sportifs au quotidien, une identification plus claire des
produits, un accès plus difficile aux dopants et une information
sérieuse sur les risques du dopage... devraient permettre de freiner
le dopage chez les sportifs amateurs ».
« Mme
Bachelot s’échine à faire croire que sa réforme du système de
santé a recueilli un large consensus parlementaire. Les députés
socialistes, radicaux, citoyens demandent que la loi garantisse noir
sur blanc l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire
et pour tous les Français. On sait que dans la réalité
d’aujourd’hui ce n’est plus le cas.
Le
gouvernement et sa majorité refusent d’en débattre. Ils ont dit
non aux propositions pour assurer l’accès à des soins de
proximité dans le cadre d’un service public. Seule compte
désormais la rentabilité ».
Intégralité du discours d'Antonio Oliveira : Téléchargement 2009-03-28sport-santé