Lors de l'université d'été de La Rochelle, les Socialistes ont profité de ces trois jours pour se réunir, débattre avec les responsables d'autres partis de gauche, et profiter des nombreux ateliers proposés.
Vendredi, Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, a, dans son discours d'accueil, mis en avant sa conception de la politique par la preuve. Ainsi, dans sa région, une des régions européennes pilotes en matière écologique, elle a montré que l'écologie était bien présente dans les collectivités locales que les Socialistes gèrent.
Puis Martine Aubry, notre secrétaire nationale a pris la parole et a annoncé que le 1er octobre, les militants socialistes seraient consultés sur un certain nombres de points qui faisaient débat au sein du PS (les primaires, par exemple). Mais tout aussi importants sont les autres points proposés et qui permettront, s'ils sont validés, un véritable renouveau de la politique en France : non cumul des mandats, parité homme/femme, mise en avant de la diversité... Dans son discours, Martine Aubry a clairement montré que le PS était bien au travail, qu'il savait proposer et être audacieux dans ses pratiques.
Catherine Picard, élue socialiste au Conseil Municipal, était présente pendant ces trois jours. Elle nous livre un témoignage intéressant sur l'université d'été, loin des évènements médiatiques, et pourtant si riche en débats :
Le site de Catherine Picard : http://www.catherinepicard.net/2009/08/la-rochelle-ce-que-les-m%C3%A9dias-ne-vous-disent-pas.html
L'instauration d'une taxe carbone, décidée par le gouvernement, a donné lieu à plusieurs échanges, notamment entre les Socialistes et les Verts. Contrairement à ce que pense le parti écologique, les Socialistes sont très favorables à la fiscalité écologique, à la condition que cette fiscalité profite réellement à l'écologie et qu'elle ne grève pas les ménages qui n'ont pas d'autres choix que d'utiliser leur voiture (et donc de consommer du carbone).
Les Socialistes sont convaincus qu’une telle contribution pour être acceptable, doit recevoir l’adhésion de la population et donc être juste socialement. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste s’oppose à la taxe carbone proposée par le président de la République, inefficace écologiquement car ne s’attaquant pas avec force aux grands pollueurs, et accroissant la pression fiscale sur les familles.
Nous prônons la création d’une contribution énergie-climat dont le produit serait intégralement consacré à des compensations sociales liées à la lutte contre le changement climatique. Une raison de plus de s’opposer à la taxe carbone du gouvernement, dont le produit sera utilisé à réduire le déficit public ou à compenser la suppression de la taxe professionnelle.
Au-delà d’une contribution incitant au changement des comportements, le Parti socialiste défend des réponses qui s’attaquent aux causes du réchauffement climatique. Il faut redoubler d’efforts pour que les conditions de la construction ou la réhabilitation des logements permettent de réduire la consommation énergétique.
De même, à quoi sert de taxer financièrement la voiture si les Français n’ont pas la possibilité de prendre des transports collectifs proches de chez eux, rapides et peu coûteux ?
C’est dans cet esprit que le Parti socialiste demande, s’agissant des transports en commun, un grand « plan de transports carbone zéro » autour de deux propositions :
- financement par l’État à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics,
-incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramener le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.
Sans ces mesures pour accompagner la fiscalité écologique, celle-ci ne sera qu’une nouvelle ponction fiscale sur les ménages sans effet pour l’environnement.
Le discours de clôture de Martine Aubry : Télécharger le discours



