Le clan des « Sarkozy » manœuvre depuis longtemps pour transformer les Hauts-de-Seine en terrain de chasse personnelle. Nicolas Sarkozy, passé en quelques années de maire de Neuilly-sur-Seine à Président de la République, aidé en cela par des amis complaisants, essaie d’imposer son fils cadet Jean à la Présidence de l’EPAD qui gère l'urbanisme de la Défense, le plus grand quartier d’affaire européen, avec ses sièges sociaux de multinationales, ses milliers de m² de bureaux… appelé à s’étendre encore avec l’adjonction de l’EPASA, situé actuellement sur la commune de Nanterre, pour devenir l’EPADSA.
Pour atteindre cet objectif, rien n’a été laissé au hasard.
Les tentatives de faire repousser la limite d’âge de 65 ans pour cette fonction se sont fracassés contre un mur, celui du Président de la République qui a refusé de signer. Et voilà donc le malheureux Devedjian, qui avait voulu « nettoyer des écuries d’Augias », débarqué de sa fonction.
Puis Nicolas Sarkozy a habilement éliminé un membre du Conseil d’Administration de l'EPAD, Hervé Marseille, maire de Meudon (Centre), qui s’est vu offrir récemment un poste au Conseil économique, social et environnemental, afin de libérer un siège pour junior. Un fois ceci fait, tout est prêt pour accueillir le rejeton au sein du Conseil d’Administration au titre du Conseil Général, avant qu’il se présente à la Présidence de l'établissement le 4 décembre prochain.
De son bureau de l’EPADSA, le futur président pourra ensuite contempler avec gourmandise le siège du Conseil Général dont les élections se tiendront en 2011.
Pourquoi donc ce poste pourrait-il intéresser le clan Sarkozy ? D’abord, c’est un symbole, Nicolas Sarkozy en a également été président. Jean suit les traces de « Papa ».
Ensuite, une des fonctions du Président de l’EPADSA est de convaincre les grandes sociétés d’y investir. On voit très bien ce qu’on peut en retirer en termes d’influence et de financements pour une future campagne électorale !
Enfin, en termes de mainmise sur le département, c’est un échelon de plus.
Les Socialistes des Hauts-de-Seine et d’autres départements franciliens ont décidé qu’il fallait siffler la fin de la récréation.
Mais outre le doute raisonnable sur les compétences du candidat, redoublant à 23 ans une 2e année de droit, nous ne pouvons admettre cet acte flagrant de népotisme de la part du Président.
Les Hauts-de-Seine ne sont pas le fief héréditaire des Sarkozy, le temps des Seigneurs est révolu !
Rendez vous au pied de la Grande Arche le samedi 24 octobre à 14 heures pour dénoncer avec force contre ce système autocratique !



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