Du 28 septembre au 3 octobre, une grande votation est organisée dans toute la France contre la privatisation de La Poste organisée par le Gouvernement.
Le Parti Socialiste est associée à cette grande initiative citoyenne, associative, syndicale et politique. Pour bien comprendre les enjeux du changement de statut de La Poste, la section de Malakoff vous propose ce décryptage.
Quelques informations sur le Groupe La Poste
Statut : exploitant autonome de droit public
L'activité du groupe est organisée en 4 branches :
- courrier : acheminement, distribution,
- banque postale : gestion de comptes courants (CCP) et d'épargne (CNE), prêts immobiliers et à la consommation (2010), assurance-vie, placements financiers,
- enseigne : points de contact avec la clientèle (17 082), les bureaux de Poste et des points de contact partenaires (5 632, agences postales, relais commerçants),
- Colis-Express : Géopost (holding) et des filiales, Chronopost, Coliposte, Colis-Express.
Un chiffre d'affaires 2008 de 20 829 M€ (résultat net de 529 M€) qui se répartit entre les 4 activités :
- courrier : 11 318 M€ (54,3 %),
- banque postale : 4 815 M€ (22,9 %),
- Colis-Express : 4 704 M€ (22,6%),
- enseigne : 2 582 M€ (montant réparti entre les différents activités).
Personnel : 272 000, dont plus de la moitié sont des fonctionnaires.
Le groupe compte au total 295 700 personnes, compte tenu des filiales à l'international.
Arguments développés pour le changement de statut par la Direction de La Poste et confirmés par le rapport d'une commission créée à cet effet
L'ouverture totale du marché postal à la concurrence le 1er janvier 2011 doit accélérer sa transformation et sa modernisation. L'accélération des échanges dématérialisés par Internet entraine une baisse du trafic courrier. La prise en compte de préoccupations environnementales remet en cause certains processus.
Les possibilités financières actuelles, autofinancement, dette déjà très élevée (1,7 fois le montant des fonds propres) ne permettent pas d'engager les 2,7 milliards d'euros nécessaires pour le développement.
Le projet de loi
Tout d'abord, transformer La Poste en société anonyme dont le capital sera détenu entièrement par l'État.
Déterminer la valeur du capital et le diviser en actions.
Lancer une augmentation de capital par l'émission d'actions pour 2,7 milliards d'euros qui ne pourront être achetées que par l'État et la Caisse des Dépôts et Consignation. Ultérieurement, un actionnariat salarié pourra être mis en place.
De plus, La Poste sera pour 15 ans le prestataire du service universel postal (distribution du courrier 6 jours sur 7, péréquation tarifaire).
Le statut des fonctionnaires et des salariés ne sera pas modifié.
Arguments contre le changement de statut
Une nouvelle loi pouvant changer la précédente suite à des promesses non tenues, les exemples ne manquent pas, aucune garantie ne peut être donnée sur la pérennité de la loi en cours et que le capital ne sera pas ouvert à des capitaux privés et, à terme, que l'État ne serait même plus majoritaire, ce qui entrainerait une privatisation complète (cf. France Télécom dont l'État ne détient plus que 26 % du capital). Ce serait la fin du service public de La Poste.
L'exemple de France Télécom devrait faire réfléchir quant aux conséquences d'une transformation en une entreprise privée qui est alors condamnée à rechercher la rentabilité pour satisfaire ses actionnaires.
Pour La Poste ce seraient certainement des suppressions des points de contact non rentables, des réductions de personnel (déjà engagées depuis près de 10 ans), le développement d'une culture de la performance dont on voit les excès, la remise en cause permanente de l'organisation avec les mutations non voulues et les changements d'activités sans formations particulières.
Où et quand voter ?
Du lundi 28 septembre au samedi 3 octobre aux heures d’ouverture
- Hôtel de ville (1, place du 11-Novembre)
- Mairie annexe (rond-point Henri-Barbusse)
- Centre socioculturel Jacques-Prévert (9, rue Jacques-Prévert)
- Centre socioculturel Pierre-Valette (3, rue Gallieni)
- Maison des jeunes et de quartier Henri-Barbusse (4, bd Henri-Barbusse)
- Centre Municipal de Santé Maurice-Ténine (74, avenue Pierre-Larousse)
Dimanche 27 septembre de 10 h à 12 h
- Marché du centre (place du 11-Novembre)
Mercredi 30 septembre de 10 h à 12 h
- Marché du centre
- Poste principale (32, rue Gabriel-Crié)
Jeudi 1er octobre de 17 h 30 à 19 h
- métro Malakoff-Plateau-de-Vanves
- métro Etienne-Dolet
Vendredi 2 octobre de 10 h à 12 h
- Marché du centre
Samedi 3 octobre de 10h à 11h 30
- Marché bd de Stalingrad
- Poste principale
- Bureau de Poste Barbusse (29, bd de Stalingrad)
- Super M (porte de Châtillon)
- Intermarché (rue Béranger)
Dépouillement public : samedi 3 octobre de 11 h 30 à 12 h 30 sur la place du 11-Novembre.

Catherine Picard. Aux dernières municipales, le PS local a décidé d’axer son programme sur deux objectifs principaux, le développement durable et les conseils de quartier. Lorsqu’on a discuté pour constituer une liste commune, le PC a accepté le projet de conseils. La réalisation en a été confiée à une conseillère déléguée, Marielle Topelet qui s’est beaucoup investie pour bâtir un schéma de fonctionnement.
Sophie Bacelon. Dans un an, on déchantera peut-être mais pour l’instant, le bilan est positif. Ça permet une ouverture pour les élus et une prise de conscience pour les habitants : changer les choses n’est pas toujours facile d’autant que toutes les décisions ne dépendent pas de la mairie.


